| O.R.N.I.
Objet Roulant Non Inutile
Atelier d'expression plastique au lycée Benjamin Franklin, Orléans
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O.R.N.I. est un projet réalisé
par des élèves toutes classes confondues du Lycée
Benjamin Franklin à Orléans dans le cadre d'un atelier "Art
et architecture, espace citoyen" avec l'artiste Sylvie Ungauer durant
l'année scolaire 2001/02. Il a été initié
par Christine Bryant -Villerio, professeur d'histoire en partenariat le
F.R.A.C Centre, soutenu par la D.R.A.C Centre et l’Académie
Orléans/Tours .
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| Rencontre
Cet atelier a commencé comme toutes les histoires par une rencontre.
Autour de la présentation de son travail, l’artiste intervenante
Sylvie Ungauer réunit les curieux désirant y participer
et propose de travailler sur un projet utopique qui aboutirait à
un travail plastique in situ.
Processus
Il fallait donc avant tout réfléchir à la question
: Quel est cet espace que celui du lycée ? Après la constitution
d’un groupe de travail, une discussion informelle s’engage
sur des tentatives de réponses : le lycée est un espace
de partage, de communication, d'enseignement, un espace politique où
la question de l'identité est très présente. Les
liens entre les différents groupes de personnes pratiquant cet
espace sont influencés par les rôles et le comportement lié
aux habitudes de fonctionnement, cadrés par l'espace architectural.
Dans le cas du Lycée Benjamin Franklin la lourdeur de sa structure
liée au fait que le lycée gère 2 200 élèves,
génère un mode de fonctionnement dans l'occupation de l'espace.
Nouveau regard
À partir d'un texte de Georges Perec Espèce d'espace les
élèves réalisent un travail photographique sur les
espaces utiles et inutiles dans l'enceinte du lycée. Le fait d'adopter
une nouvelle posture en prenant le temps de visiter l'établissement
avec un appareil photo amène un nouveau regard sur un espace quotidien.
Ces photographies nous montrent comment la hiérarchisation des
espaces du lycée s'effectue en fonction de leur utilité
et comment cette utilité est subjective.
Espace de liberté
individuelle
Le projet se précise par la création d'un lieu intime, où
l'on peut s'isoler pour prendre le temps de ne rien faire. Il est aussi
un lieu d'expression pour permettre à l'élève d'inscrire
son passage dans le lycée. Ce lieu utile et inutile ne se détermine
pas en fonction de l'architecture existante, il est autonome.
O.R.N.I
Après plusieurs esquisses réalisées en fonction des
critères établis en amont, l'Objet Roulant Non Inutile est
né. Il est une sorte de cabine en bois, avec une fenêtre
sur le toit, pour une personne (voir deux). Ses roues permettent de le
déplacer dans tout le lycée. A l'extérieur, il attire
le regard par sa couleur vive et ses surfaces vertes inscriptibles invitent
à écrire où dessiner à la craie. A l’intérieur
un pouf permet de s'assoire confortablement, d'écouter de la musique
et consulter une documentation sur le projet.
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Appropriation
Les participants à l'atelier offrent de faire vivre cet O.R.N.I.
en inscrivant des phrases à compléter sur sa surface externe
et de photographier régulièrement pour alimenter le document
disponible à l'intérieur de l'espace. L'O.R.N.I pourrait
même voyager hors les murs en allant visiter d'autres lycées
orléanais.
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| L’O.R.N.I, un lieu de passage de l’éternité.
Florianne

L’O.R.N.I la fourmilière des pensées
lycéennes. Alex
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Commentaires des élèves
Travailler avec une artiste Sylvie Ungauer à la conception d’un
travail plastique en direct est une expérience agréable.
Les débuts de la construction de l’O.R.N.I. ont été
compliqués, il fallait couper le bois sans faire d’erreur,
au centimètre près. L’O.R.N.I. est fini, j’espère
qu’il sera apprécié des autres et que cela incitera
plus de monde à participer à l’atelier « Art
et Architecture ».Thée
Après avoir vu les affiches dans le lycée, nous invitant
à participer à l’atelier « Art et Architecture
» j’étais curieuse de découvrir le travail de
Sylvie Ungauer. Je crois que j’ai vraiment réalisé
ce que nous fabriquions le jour où Monsieur Royer a fixé
les roues de l’O.R.N.I qui permettent à cet objet de se déplacer
: les roues de la liberté. Finalement ce que l’on regrettera
le plus c’est que se soit si vite terminé. Maintenant l’O.R.N.I
doit vivre sa vie. On a laissé notre trace dans le lycée,
à vous de laisser la vôtre. Marylène.
« Art et Architecture » ne signifiait pas
grand chose pour moi. J’ai découvert le travail de groupe,
travailler en se soutenant les uns les autres. Lorsque l’on élabore
un projet, on en parle, on le dessine, on ne se rend pas compte de son
importance jusqu’à ce qu’il soit monté de toutes
pièces. Même si tout a une fin, l’O.R.N.I va vivre
sa propre destinée sous le regard attentionné de ses créateurs.
Il va voyager dans le lycée, peut-être dans d’autres
lycées. Sylvie Ungauer a montré qu’une artiste peut
donner envie à des jeunes de s’initier à l’art.
Heaim.
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